Menu icoMenu232Dark icoCross32Dark
<
>

Plus d'explications sur le syndrome dup15q

Le syndrome de duplication 15q11-q13 (syndrome dup15q ou Dup15q) est une anomalie chromosomique encore peu connue en France. Il est pourtant assez répandu dans la population dite « autiste » (entre 1% à 3% selon une étude américaine).

Pour donner une première idée du syndrome aux parents face à cette « maladie rare » lorsqu’ils reçoivent le diagnostic pour leur enfant, nous essayerons d’écrire ici les signes et symptômes du Dup15q en se basant sur notre expérience d’association de parents. Le partage de cette expérience ne remplace en rien une consultation avec votre médecin ou neuropédiatre.

Gardez toujours en tête que les signes et symptômes qui sont décrits ici peuvent varier considérablement d’un enfant à l’autre et que vous ne trouverez pas forcément « votre enfant » dans cette description générale. Chacun de nos enfants est unique, et c’est merveilleux !

Quelques généticiens ont essayé de donner une explication à cette grande variation des signes et symptômes et ont constaté qu’elle s’explique en partie par la différence de la génétique qui est à l’origine du syndrome dup15q : Il semblerait p.ex. que les personnes avec une duplication interstitielle (int dup 15) présentent des signes et symptômes plus légers que celles avec un chromosome 15 isodicentrique (idic 15). 

Quoi qu’il en soit : Le matériel génétique dupliqué entraîne des copies supplémentaires de certains gènes qui, eux, sont impliqués dans le développement de notre enfant. Et ce matériel génétique supplémentaire perturbe son développement normal.


1 - Hypotonie centrale précoce
 

Un faible tonus musculaire (hypotonie) diagnostiqué au cours de la première année de vie est souvent le premier signe pour les parents que « quelque chose ne va pas » avec leur bébé : leur enfant est qualifié de « bébé mou » et lors des consultations chez le pédiatre, il n’atteint pas les différentes étapes clé du développement au temps voulu : S’asseoir, se retourner, ramper, se mettre debout, marcher. Un « retard du développement » est diagnostiqué dans les premiers mois de vie.

Dans cette première année de vie, certains bébés ont des difficultés pour s'alimenter en raison de la faiblesse des muscles faciaux qui entrave la succion et la déglutition. Un tube gastrique peut s’avérer nécessaire.

Avec l’âge cette hypotonie centrale précoce contribue à un retard du développement dans les différents domaines du développement de l’enfant.

 

 

 

2 - Retard du développement (moteur, cognitif, language)

 

  • Retard du développement moteur

    Acquisition de la position assise : généralement entre 10 et 24 mois*.

    Acquisition de la marche : souvent entre 2 et 6 ans*.

    Au début la manière de marcher peut paraître très instable, certainement dû à l'hypotonie. Un mauvais positionnement du/des pied(s) dû à une spasticité peut rendre l’acquisition de la marche encore plus difficile.

    Certains enfants marchent sur la pointe des pieds.

    L’équilibre et la coordination des mouvements peuvent poser problème tout au long de la vie, mais pour la plupart de nos jeunes Dup15q France, la marche est bien maîtrisée et ne pose aucun problème dans leur vie de tous les jours.

    Nos enfants avec Dup15q sont néanmoins facilement fatigables. Avec l’âge, parcourir de longs chemins peut devenir plus difficile. Certains sont en fauteuil roulant.

    Influence de l’épilepsie : L’âge de l’acquisition de la position assise et de la marche dépendent sans doute de l’épilepsie associée au syndrome dup15q et de son contrôle en cette période cruciale du développement moteur. Le contrôle des crises à 100% n’est malheureusement pas toujours possible.

    Les problèmes d’équilibre et de coordination des mouvements peuvent réapparaitre avec la recrudescence de crises d’épilepsie.

    L’alimentation : Toujours dû à l’hypotonie, beaucoup de nos enfants mâchent peu, voire avalent tout rond. Par contre, ils ont souvent très bons appétits ... mais attention au risque d'étouffement !

    À l’âge adulte, nos enfants ont souvent besoin d’être accompagnés à table : du fait d'un retard dans leur motricité fine, tous ne savent pas se servir de leurs deux mains en main temps ou à tour de rôle. Couper avec un couteau ou piquer avec une fourchette est alors compliqué. La plupart de nos enfants mangent de façon autonome, mais en utilisant une seule main.

    Acquisition de la propreté : généralement entre 10 et 14 ans * (liée directement au fait de savoir contrôler ses muscles de la vessie et du colon).

    L’épilepsie (si présente) rend cet apprentissage difficile et les protections de nuit peuvent rester nécessaires jusqu'à l'âge adulte.

    Le jeu : L’intérêt pour les jouets est généralement très limité avec une nette préférence pour tout ce qui tourne, les livres et la musique. Certains aiment aussi se balancer (hamac, balançoire), sauter sur un trampoline, faire du vélo (tricycle, tandem) ou nager dans l’eau.

    Il y a aussi l’utilisation non fonctionnelle des objets, comme p.ex. les faire tourner comme une toupie (certains sont très forts à ce jeu-là !).

* Ces données s’appuient sur des informations récoltées auprès de nombreux parents

 

  • Retard du développement cognitif

    Le neuropédiatre de votre enfant peut poser un diagnostic de déficience intellectuelle (DI). Elle peut aller de légère à profonde.

    Toujours est-il que nos enfants avec Dup15q ont leur propre logique et qu’il faut toujours essayer de la comprendre !
     
  • Retard du développement du langage

    Les enfants avec Dup15q commencent généralement à parler entre 2 et 10 ans*. Certains enfants restent non verbaux. Mais la compréhension du langage est bien plus évoluée que son expression, selon le témoignage de nombreux parents. Certains enfants non verbaux comprennent même les 2 langues parlées à la maison.

    L’hypotonie et les retards du développement cognitif peuvent influencer la capacité à articuler les mots plus ou moins distinctement :
    - certaines personnes avec Dup15q parlent, mais souvent avec des écholalies et/ou des répétitions stéréotypées.
    - certaines n’arrivent qu’à émettre des sons : elles fredonnent pour accompagner des chants (presque toutes aiment le chant !) et arrivent à exprimer leur contentement ou mécontentement par sons. Pour demander de l’aide, ils viennent chercher l'adulte.

* Ces données s’appuient sur des informations récoltées auprès de nombreux parents

 

 

 

 

3 - Troubles du spectre autistique (TSA)
 

Comme le montre une étude aux États-Unis, nos enfants avec Dup15q répondent tous aux critères de TSA et ont au minimum un diagnostic de « traits autistiques ».

- Différence entre idic 15 et int dup 15 ? Selon les retours donnés par les parents, les TSA semblent plus être "un problème majeur" pour les personnes avec duplication interstitielle 15 (int dup 15).

- Troubles du comportement : Certains parents Dup15q France témoignent de crises de colère et de frustration qui sont d’autant plus présentes que leur enfant ne parle pas ou ne sait pas s’exprimer par un moyen de communication alternative (CAA). Certains enfants avec Dup15q refusent même de se nourrir.

- Intolérance aux changements : Cela peut également être à l’origine d’un trouble de comportement (ex. : faire demi-tour en voiture alors qu’on était déjà en train de partir en vacances). Cette intolérance peut être réduite par un planning journalier donnant plus de prévisibilité à nos enfants.Certains parents témoignent du bienfait de la thérapie ABA (Applied Behaviour Analysis).

- Difficultés dans la relation : Au cours de la première année la relation parent - enfant peut paraître moins naturelle et spontanée dû à un contact des yeux parfois difficile à établir, p. ex. pendant l'allaitement. En tant que bébés, nos enfants avec Dup15q sont plutôt des « bébés calmes » qui se font rarement remarquer par des pleurs pour attirer l’attention de l’adulte.

- Difficulté à comprendre les émotions : En grandissant se rajoute la difficulté de comprendre les émotions, les siennes et celles des autres. Difficile alors d’y répondre de façon adaptée !

- Intérêts restreints et fixations : S'intéresser peu aux jouets ou fixer son regard sur des choses qui nous paraissent "bizarres" (ex. grillage ou panneaux signalétiques) rendent difficile l’échange et la communication avec nos enfants. Leur comportement suscite parfois l’incompréhension, y compris pour leurs propres parents.

- Mouvements répétitifs et stéréotypés : Ils aiment p. ex. faire tourner des objets comme une toupie ou observer le linge tournant dans la machine à laver. Les psychologues nous rassurent que ces comportements dits « stéréotypés » sont avant tout des « autostimulations nécessaires » pour l’enfant dans une situation concrète.

- Hyper-ou l’hyposensibilité, ce qui provoque soit des sensations désagréables (p. ex. éviter de toucher de l’herbe, du savon et de l’eau froide), soit de l’autostimulation (p. ex. frotter ses mains contre un mur rugueux).

- Sociabilité : Les parents plus âgés de notre association Dup15q France témoignent tous d’une « bonne sociabilité » générale de leur enfant. Faire les courses, aller au restaurant, à la messe les dimanches, à la piscine, au parc ou partir en vacances avec eux (même prendre l’avion) est parfaitement possible ! Étant adultes, nos jeunes s’intègrent parfaitement dans les différentes structures accueillant des personnes avec autisme ou polyhandicap. Certains jeunes sont même capables de vivre une réelle amitié avec leurs pairs (en foyer). Et bien sûr, ils sont tous très heureux dans leur famille, avec leur fratrie !

 

 


Face aux nombreux troubles du spectre autistiques (TSA), certains parents peuvent facilement se sentir incompétents et démunis.

Dans ce cas, n'hésitez pas de nous contacter !
Nous vous proposerons un échange avec des parents de notre association, professionnels de l’autisme (médecin et psychologue).

 

4 - Épilepsie associée au Dup15q


L’épilepsie est sans aucun doute le « problème de santé majeur » pour les parents d’enfants avec idic 15. Plus de 50% des personnes avec idic 15 ont des crises récurrentes et reçoivent le diagnostic d’une épilepsie avérée tandis que ce pourcentage semble moins important pour les enfants avec une duplication interstitielle 15 (30%).

Les crises se développent généralement entre l'âge de 6 mois et 9 ans et sont parfois difficiles à diagnostiquer (hypertonie dans les membres et/ou « regard dans le vide »). Certains parents témoignent de pleurs inexpliqués de leur bébé, souvent liés au sommeil, avant de recevoir bien plus tard le diagnostic d’une épilepsie. Le premier diagnostic d’épilepsie est souvent celui d’un « syndrome de West » (spasmes infantiles).
 

- Types de crises

Certains jeunes atteints du syndrome dup15q présentent des crises focales, qui n’affectent qu’une partie du cerveau. Chez d'autres, les crises commencent dès le plus jeune âge par des « spasmes infantiles » (contractions musculaires récurrentes). Ces spasmes infantiles peuvent évoluer plus tard vers d'autres types de crises, telles que :

  • la crise myoclonique : Secousses musculaires rapides et incontrôlées
  • la crise atonique : Perte soudaine du tonus musculaire
  • la crise tonique : Rigidité du corps ou d’une partie du corps (membres)
  • la crise tonique clonique : Elle commence par un épisode de crise tonique (rigidité), puis s’ensuit une convulsion (obstruction respiratoire et perte de conscience) et se termine par une phase clonique (tremblement). Elle s’appelle aussi « crise de grand mal ». C’est une crise généralisée qui touche l’ensemble du cerveau.
  • la crise d’absence : Regard fixe, interruption de l’activité en cours et coupure du contact avec son environnement. C’est également une crise généralisée.

Les crises peuvent entraîner des chutes, une régression du développement souvent temporaire,  et même dans une petite minorité de cas la mort subite pendant le sommeil  (appelée « mort subite inattendue en épilepsie » ou SUDEP).
Mais certains enfants avec spasmes infantiles ont pu être guéris de leur épilepsie et ne prennent plus de traitement.

 

- Différents diagnostics d’épilepsie associés au Dup15q

Les diagnostics d’épilepsie posés sont :

  • Syndrome de West (spasmes infantiles) : Diagnostic posé à l’âge bébé, d’habitude durant les 12 premiers mois de vie.
  • Syndrome de Lennox-Gastaut  (LGS) ou « de type LGS » : Crises variées avec forte composantes de crises toniques et s’avérant difficiles à traiter. Diagnostic posé lorsque l’enfant est plus âgé.

Parfois nos enfants avec Dup15q évoluent d’un syndrome à l’autre. Dans les faits, il s’agit d’une épilepsie dû à la duplication 15q11.2-13.1, d’une épilepsie (rare) d’origine génétique : L’épilepsie Dup15q. Le gène GABRB3 semble y jouer un rôle important.

Des recherches sur cette épilepsie restent à faire, afin de pouvoir mieux aider nos enfants avec Dup15q. Merci aux chercheurs d’y apporter leur intérêt !

5 - Caractéristiques dysmorphiques mineures

Les caractéristiques faciales de nos enfants avec Dup15q sont souvent bien subtiles et peuvent rester inaperçues pendant la petite enfance. Il peut y avoir :

Un front bas, des coins extérieurs des yeux pointant vers le bas, l’arête nasale aplatie avec un nez court et retroussé ; des narines s'ouvrant vers l'avant plutôt que vers le bas; un long espace entre le nez et la lèvre supérieure; une petite mâchoire inférieure ; un palais haut et arqué ; des lèvres charnues; des oreilles basse; l’arrière de la tête aplati (occiput).

 

6 - Comorbidités

- Troubles du sommeil : Les troubles de sommeil sont très fréquemment associés au Dup15q et incluent des problèmes d’endormissement, d’éveil nocturne, un sommeil de mauvaise qualité, des insomnies.

Dès la petite enfance, des problèmes d’endormissement sont rapportés par des parents, parfois avec des pleurs inexpliqués du bébé. Une polysomnographie avec EEG peut élucider le problème. Certains enfants sont diagnostiqués avec des "apnées de sommeil".

Comme des études aux Etats-Unis ont montré, les enfants avec Dup15q ont un tracé du sommeil bien particulier: Ce tracé révèle qu'ils obtiennent moins de sommeil paradoxal que les autres enfants. Ceci peut entraver leur développement cognitif et en particulier leur mémoire. Les crises d'épilepsie et les troubles de comportement, tel que l'anxiété, peuvent également s'aggraver.
 

- Problèmes gastro-intestinaux : L’hypotonie peut ralentir le passage des aliments dans le corps et provoquer :

  • Un reflux gastro-œsophagien
  • Une constipation "avec des selles très volumineuses " (dixit certains parents).

- Infections urinaires récurrentes (cystites)

- Audition : Les otites sont fréquentes dans le syndrome dup15q et résultent généralement d’une accumulation de liquide dans l'oreille moyenne. Mettre un tube auriculaire peut y remédier.

Par contre si les infections de l'oreille ne sont pas traitées, la perte auditive peut interférer avec le développement du langage et aggraver son retard (cf. Dr. Battaglia).

Pour les adultes, il est important de continuer à surveiller l’hygiène intérieure de l’oreille, en consultant de façon régulière un ORL.

- Vision : Environ 30 % des personnes atteintes du syndrome dup15q naissent avec des yeux qui ne regardent pas dans la même direction (strabisme). Le port de lunettes s’avère alors nécessaire. Dans quelques cas une opération a été efficace pour y remédier.

Un cas de cécité a été rapporté en liaison avec la recrudescence de crises d’épilepsie. Cette cécité a été réversible à partir du moment du contrôle des crises.

- Dentition: Une petite mâchoire inférieure ou un palais haut affectent le développement des dents. S'y rajoute que certains enfants avec Dup15q ne tolèrent pas la brosse à dents. Les soins dentaires doivent alors être faits sous anesthésie générale.

- Problèmes dermatologiques : Eczéma, impétigo, éruption cutanée bulleuse, perte de cheveux

- Problèmes orthopédiques : Mauvais positionnement du/des pied(s) dû à une spasticité. Un traitement à base de toxine botulinique peut s'avérer nécessaire.

- Scoliose

- Puberté précoce pour les jeunes femmes : irrégularités menstruelles, perte de cheveux

- Testicules non descendus

 

Bibliographie

 

  • Vidya Saravanapandian, University of California : Brain-wave patterns flag sleep differences in dup15q syndrome (13 January 2021) Citation on Spectrum
     
  • Battaglia A, Bernardini L, Torrente I, Novelli A, Scarselli G. Spectrum of epilepsy and electroencephalogram patterns in idic (15) syndrome. Am J Med Genet A. 2016 Oct;170(10):2531-9. doi: 10.1002/ajmg.a.37844. Epub 2016 Aug 11. Citation on PubMed
     
  • Conant KD, Finucane B, Cleary N, Martin A, Muss C, Delany M, Murphy EK, Rabe O, Luchsinger K, Spence SJ, Schanen C, Devinsky O, Cook EH, LaSalle J, Reiter LT, Thibert RL. A survey of seizures and current treatments in 15q duplication syndrome. Epilepsia. 2014 Mar;55(3):396-402. doi: 10.1111/epi.12530. Epub 2014 Feb 6. Citation on PubMed
     
  • DiStefano C, Gulsrud A, Huberty S, Kasari C, Cook E, Reiter LT, Thibert R, Jeste SS. Identification of a distinct developmental and behavioral profile in children with Dup15q syndrome. J Neurodev Disord. 2016 May 6;8:19. doi: 10.1186/s11689-016-9152-y. eCollection 2016. Citation on PubMed or Free article on PubMed Central
     
  • Finucane BM, Lusk L, Arkilo D, Chamberlain S, Devinsky O, Dindot S, Jeste SS, LaSalle JM, Reiter LT, Schanen NC, Spence SJ, Thibert RL, Calvert G, Luchsinger K, Cook EH. 15q Duplication Syndrome and Related Disorders. 2016 Jun 16. In: Adam MP, Ardinger HH, Pagon RA, Wallace SE, Bean LJH, Mirzaa G, Amemiya A, editors. GeneReviews® [Internet]. Seattle (WA): University of Washington, Seattle; 1993-2021. Available from http://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK367946/ Citation on PubMed
     
  • Friedman D, Thaler A, Thaler J, Rai S, Cook E, Schanen C, Devinsky O. Mortality in isodicentric chromosome 15 syndrome: The role of SUDEP. Epilepsy Behav. 2016 Aug;61:1-5. doi: 10.1016/j.yebeh.2016.04.001. Epub 2016 May 21. Citation on PubMed
     
  • Hogart A, Wu D, LaSalle JM, Schanen NC. The comorbidity of autism with the genomic disorders of chromosome 15q11.2-q13. Neurobiol Dis. 2010 May;38(2):181-91. doi: 10.1016/j.nbd.2008.08.011. Epub 2008 Sep 18. Review. Citation on PubMed or Free article on PubMed Central
     
  • Isles AR, Ingason A, Lowther C, Walters J, Gawlick M, Stöber G, Rees E, Martin J, Little RB, Potter H, Georgieva L, Pizzo L, Ozaki N, Aleksic B, Kushima I, Ikeda M, Iwata N, Levinson DF, Gejman PV, Shi J, Sanders AR, Duan J, Willis J, Sisodiya S, Costain G, Werge TM, Degenhardt F, Giegling I, Rujescu D, Hreidarsson SJ, Saemundsen E, Ahn JW, Ogilvie C, Girirajan SD, Stefansson H, Stefansson K, O'Donovan MC, Owen MJ, Bassett A, Kirov G. Parental Origin of Interstitial Duplications at 15q11.2-q13.3 in Schizophrenia and Neurodevelopmental Disorders. PLoS Genet. 2016 May 6;12(5):e1005993. doi: 10.1371/journal.pgen.1005993. eCollection 2016 May. Citation on PubMed or Free article on PubMed Central
     
  • Kwasnicka-Crawford DA, Roberts W, Scherer SW. Characterization of an autism-associated segmental maternal heterodisomy of the chromosome 15q11-13 region. J Autism Dev Disord. 2007 Apr;37(4):694-702. Citation on PubMed
     
  • Luchsinger K, Lau H, Hedlund JL, Friedman D, Krushel K, Devinsky O. Parental-reported pain insensitivity in Dup15q. Epilepsy Behav. 2016 Feb;55:124-7. doi: 10.1016/j.yebeh.2015.10.007. Epub 2016 Jan 13. Citation on PubMed
     
  • Matricardi S, Darra F, Spalice A, Basti C, Fontana E, Dalla Bernardina B, Elia M, Giordano L, Accorsi P, Cusmai R, De Liso P, Romeo A, Ragona F, Granata T, Concolino D, Carotenuto M, Pavone P, Pruna D, Striano P, Savasta S, Verrotti A. Electroclinical findings and long-term outcomes in epileptic patients with inv dup (15). Acta Neurol Scand. 2018 Jun;137(6):575-581. doi: 10.1111/ane.12902. Epub 2018 Jan 23. Citation on PubMed
     
  • Verrotti A, Sertorio F, Matricardi S, Ferrara P, Striano P. Electroclinical features of epilepsy in patients with InvDup(15). Seizure. 2017 Apr;47:87-91. doi: 10.1016/j.seizure.2017.03.006. Epub 2017 Mar 9. Review. Citation on PubMed
Fermer En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et notre Politique de Confidentialité. En savoir plus